La réunion 2021

C’est une autre époque, l’ époque du Covid, qui semble si lointaine. On sort du deuxième confinement, c’est pas la joie sur l’Hexagone. Je reçois quand même des petits rayons de soleil, des photos de ma grande sœur qui vit à l’île de la Réunion depuis un an avec son copain. Ils vont rentrer en métropole fin janvier pour le travail. Ma dernière chance d’y aller. Les frontières ouvrent pour un mois et hop me voilà sur l’île pour profiter avec elle de son dernier mois et l’aider à ramener ses affaires. Comme souvent, ça ne se passe pas du tout comme prévu. Je finis par rester six mois sur cette île merveilleuse. À découvrir ses sentiers de randonnée et ses dauphins joueurs.

La coloc des pêcheurs

Comme pour beaucoup de jeunes à la Réunion, la vie s’organise en grandes collocs, aussi joyeuse que bordélique. Nous sommes ici à Saint Leu, à deux pas de la mer, avec un jardin débordant de fleurs et de manguiers (je vous promets, il y en a limite trop), avec un coucher de soleil prodigieux chaque soirée. La belle vie.

La nature partout

Entre les bassins oasis, les manguiers centenaires et les vues époustouflantes du centre de l’île, je plonge dans une nature sauvage, sublime et excellent modèle (qui bouge à peine) pour dessiner et tenter d’approcher les milles nuances de ses verts

Le Piton des Neiges, le sommet de l’océan Indien, du haut de ses 3070m, il offre une vue (qu’il faut mériter) incroyable sur toute la Réunion. Je fais une ascension de nuit, « le bloc », depuis Cilaos pour arriver au lever du soleil et admirer les couleurs époustouflantes, emmitouflée dans une doudoune. Puis une autre ascension plus longue, depuis la plaine des Caffres, avec Julie, on monte la tente en haut (pour passer une nuit glaciale collées pour se tenir chaud). Un moment magique, hors du temps.