Après beaucoup d’hésitations à continuer par la terre pour découvrir le Nicaragua, Costa Rica et les autres pays dé Amérique centrale, je décide finalement de m’envoler pour la Colombie. Le plan originel était d’atteindre la Patagonie en janvier. Bon, je me suis arrêté en Bolivie en février (spoiler). Sans regrets, c’est tellement bien de prendre son temps, de découvrir des petits coins perdus.
La première partie du voyage en Amérique Centrale

Colombia
Je laisse l’incroyable CDMX et m’envolle vers Cartagena de las Indias. Je passe presque deux mois à découvrir la Colombie, coup de foudre instantanée pour ce pays. Entre le Guaviare, terre sauvage et puissante avec ses rivières roses peintures rupestres et formations rocheuses, le Choco Pacifique, sa nature, ses plongées, ses baleines, son farniente délicieux, et El Parque de los Nevados, parc naturel ou on part à l’aventure et on dort dans les fincas.


Après quelques jours à découvrir la vibrante (et épuisante) Carthagène. Je profite de la côte Caraïbes. Trois jours à Tayrona, l’est du parc est sauvage et on en profite quasi seules, en dormant dans des hamacs sur la plage. Puis quelques jours de randonnée à Minca, dans sa jungle et ses cascades. Je pars ensuite à l’aventure à Rincon Del Mar, un petit village de pêcheurs où je plonge dans les eaux turquoise et découvre du plancton bio luminescent (c’est magique).


Retour à la civilisation, bain de foule à Medellín. Je ne suis pas très fan de la ville, mais elle est intéressante historiquement et culturement, rescelle de beaux musées (Botero est un génie!) et de fresques murales géniales.


Je pars pour quelques jours dans le Choco Pacifique, à El Valle, un petit village sur la côte, loin de tout et séparé du reste de la Colombie par une dense jungle (accessible seulement en petit avion à hélices ou 24h de bateau commercial). J’y reste plus de deux semaines. Je suis si heureuse dans cet endroit, avec les amis de l’hostel El Pelican, face à la mer. La plongée, les couchers de soleil, du dessin, des baleines.


Quelques semaines dans la zone cafétéria, ses beaux villages colorés, sa végétation incroayble et ses magnifiques randonnées. Après une expérience forte en émotions (où le cros d’un gros chien se retrouvent planté dans mon mollet) je décide de ne plus trop m’attarder dans ces magnifiques paysages. Je fais quand même 3j de randonnée dans El Parque de Los Nevados, avec une norvégienne rencontrée la veille. Là encore on part sans guide et on toque dans les finca des montagnes pour espérer gite et couvett, avec succès!




Passage rapide à Bogota, pour retrouver Ophélie, rencontrée dans le Choco. La seule assez folle pour tenter avec moi l’aventure. Le bus de nuit nous emmène aux portes de l’Amazonie, à la découverte du Guaviare. Énorme coup de coeur pour cette région récemment aux mains des FARCS et ouverte au tourisme depuis peu. Cette terre sublime et sauvage, ses rivières d’algues roses, ses incroyables peintures rupestres, ses formations rocheuses démentes, sa flore exubérante. Une semaine hors du temps, ou je me réveille pour observer le lever de soleil avec des ballets de singe, dans un petit kayak.

A San Augustin je rencontre Mathias que j’avais déjà entre aperçu à plusieurs reprises en Colombie – à croire que la route est touristique! Il voyage pour un an, nous décidons de traverser la frontière vers l’Equateur ensemble et pas n’importe comment, nous prenons la route connue sous le nom de Trampoline de la Muerte. Serpentant dans des falaises qui tombent à pic à l’arrière d’un pick-up avec deux petits jeunes colombien qui se marrent pendant je flippe et chante Taylor Swift pour ne pas craquer psychologiquement. Nous décidons de faire étape au bord d’un lac, laguna de la Concha, que nous avions repéré sur une carte, ne sachant pas à quoi nous attendre, nous tombons sur un petit village de pêcheurs aux maisons en bois, colorées. On se croirait en Norvège. On mange de la truite délicieuse avant de continuer notre épopée vers l’Equateur.

Ecuador
Je traverse ce petit pays, en suivant sa chaine montagneuse. Charmée par la magie des Andes. Ce séjour rythmé par les montagnes époustouflantes, le goût de la coca et la gentillesses des quechuas.



C’est au Quilotoa Trek que se forme notre petit groupe de française avec Mathias, Simon et Laurianne. Nos chemins seront amenés à se recroiser de multiples fois dans la suite du voyage avec l’impression de retrouver des amis d’enfance.




Peru
Me voilà au Pérou, un pays que je connaissais à travers les récits de voyage de mon père, et toutes les légendes de la civilisation inca. Le Macchu Picchu est évidemment un des moments les plus magiques de ce voyage. Mais il y a aussi Huaraz, ses randonnées iréels aux lagunas turquoise et aux glaciers, et Lima, j’adore l’ambiance dans cette ville à Barranco et Miraflores, la gastronomie et le street art.
Après une très longue traversée – heureusement j’ai fait le plein de forces dans une pâtisserie française incroyable de Cuenca – j’arrive au Pérou. Plus précisément à Huaraz, la Mecque de la randonnée. À chaque jour sa randonnée, de plus en plus longue et belle, acclimatation oblige. Je vois des lagunes bleu turquoi ou vert émeraude, au pied de montagnes énneigées. Magique.

Ma famille me rejoint à Lima, pour quelques semaines à sillonner ensemble le Pérou. Je ne les épargne pas des bus de nuit et autres réjouissances du backpacker. Avec un planning bien chargé nous découvrons ce pays merveilleux, sa gastronomie, sa culture inca, son artisanat, ses villes sublimes. Lima, Arequipa, Cusco et ses vallées et montagnes, pour finir dans la jungle, 5 jours mémorables dans l’Amazonie, à cotoyer les gucamayas et les singes. Et surtout une journée incroyable, Noël au Macchu Picchu, levés aux aurores nous sommes les premiers sur le site et avons l’impression d’y être quasi seuls – dieu sait que ce n’est pas le cas – une journée exceptionnelle.





Dernière étape au Pérou pour moi, quelques jours à Cusco ou je célèbre le nouvel an et le Salkantay trek jusqu’au Machu Picchu. Quasi tout le monde le fait avec des tours organisés, mais on est quelques uns à partir à l’aventure. Je rencontre Pierrot et Matz avec qui je marche pendant ces 4 jours.



Bolivia
Je passe de Pérou à la Bolivie via le lac Titikaka. Je rencontre un couple très sympa avec qui je partage quelques repas mais je passe la majeure partie de ces 4 jours seule. C’est génial – suis je en train de devenir asociale ? Où ai-je enfin appris à apprécier ma propre compagnie? Toujours est-il que je passe une belle journée à Copa Cabana, ville balnéaire en bord du lac et lieu très important dans la religion (j’assiste à la bénédiction de véhicules, une file de centaines de voitures fleuries et décorées pour l’occasion), puis 3 jours sur l’île à me balader et me baigner nue dans cette eau fraîche d’un bleu turquoise et d’une pureté irrésistible.

L’incontournable tour de le Salar de Uyuni. Je retrouve Simon, mon ami de l’Equateur et Tobby de ONCA et nous partons avec Panchito, notre super guide très attachant pour 4 jours dans des paysages innoubliables. Je visite aussi la belle ville de Sucre.



C’est dans la jungle bolivienne, à Rurrenabaque, que je passe la plupart de mon temps en Bolivie et que je vis une expérience incroyable. Un mois à à ONCA, un centre de réhabilitation, pour aier des animaux exploités comme animaux de compagnie (singes, jaguars, ocelot…) à se réhabituer à la vie sauvage. Le but étant de les libérer et qu’ils puissent survivre dans l’Amazonie. Tout ça dans la jungle, dans une nature puissante et vibrante.





ONCA c’est des rencontres exceptionnelles, les autres volontaires et les employés qui vivent la bas depuis plusieurs années.

ONCA c’est surtout les animaux, les singes dont on s’occupe et avec qui on construit de si belles relations. Ils ont tous leur petit caractère et leur manière d’exprimer leur amour. Je m’attache beaucoup à Antonia (blessée a un bras) et aux petits de la quarantaine.


Voilà, il est temps de rentrer à la maison. Après 8 mois exceptionnels, riches en rencointres, en expériences, en paysage. Je pars le cœur rempli de souvenirs et de moments de liberté intense. J’avais peur de partir seule, j’ai adoré. Une année entre parenthèses, mais quelle parenthèse!
